Réflexion en 5 actes       

1.              Je descends la rue

 Il y a un trou profond dans le trottoir :

Je tombe dedans.

Je suis perdu… je suis désespéré.

Ce n’est pas de ma faute.

Il me faut longtemps pour en sortir.

 

2.              Je descends la même rue.

Il y a un trou profond dans le trottoir :

Je fais semblant de ne pas le voir.

Je tombe à nouveau dedans.

J’ai du mal à croire que je suis au même endroit,

Mais c’est de ma faute.

Il me faut longtemps pour en sortir.

 

3.              Je descends la même rue.

Il y a un trou profond dans le trottoir.

Je le vois bien.

J’y retombe quand même… c’est devenu une habitude.

J’ai les yeux ouverts.

Je sais où je suis.

Je ressors immédiatement.C’est bien de ma faute.

 

 

4.              Je descends la même rue.

Il ya un trou profond dans le trottoir :

Je le contourne

 

5.              Je descends une autre rue…

 

 

Extrait du Livre tibétain de la vie et de la mort 

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Les oiseaux blancs et les oiseaux noirs :

 

Les hommes sont, les uns par rapport aux autres, comparables à des murs situés face à face. Chaque mur est percé d'une multitude de petits trous où nichent des oiseaux blancs et des oiseaux noirs. Les oiseaux noirs, ce sont les mauvaises pensées et les mauvaises paroles. Les oiseaux blancs, ce sont les bonnes pensées et les bonnes paroles.

 

Les oiseaux blancs, en raison de leur forme, ne peuvent entrer que dans des trous d'oiseaux blancs, et il en va de même pour les oiseaux noirs qui ne peuvent nicher que dans des trous d'oiseaux noirs. Maintenant, imaginons deux hommes qui se croient ennemis 1'un de l'autre. Appelons les Youssouf et Ali.

Un jour, Youssouf, persuadé qu'Ali lui veut du mal, se sent empli de colère à son égard et lui envoie une très mauvaise pensée. Ce faisant, il lâche un oiseau noir et, du même coup, libère un trou correspondant. Son oiseau s'envole vers Ali et cherche, pour y nicher, un trou vide adapté à sa forme. Si, de son côté Ali n'a pas envoyé d'oiseau noir vers Youssouf, c'est-à-dire s'il n'a émis aucune mauvaise pensée, aucun de ses trous noirs ne sera vide. Ne trouvant pas où se loger, l'oiseau noir de Youssouf sera obligé de revenir vers son nid d'origine, ramenant avec lui le mal dont il était chargé, mal qui finira par ronger et par détruire Youssouf lui-même.

 

Mais imaginons qu'Ali a lui aussi, émis une mauvaise pensée. Ce faisant, il a libéré un trou où l'oiseau noir de Youssouf pourra entrer afin d'y déposer une partie de son mal et y accomplir sa mission de destruction. Pendant ce temps, l'oiseau noir d'Ali volera vers Youssouf et viendra loger dans le trou libéré par l'oiseau noir de ce dernier. Ainsi les deux oiseaux noirs auront atteint leur but et travailleront à détruire l'homme auquel ils étaient destinés. Mais une fois leur tâche accomplie, ils reviendront chacun à leur nid d'origine car, est-il dit : "Toute chose retourne à sa source."

 

Le mal dont ils étaient chargés n'étant pas épuisé, ce mal se retournera contre leurs auteurs et achèvera de les détruire. L'auteur d'une mauvaise pensée, d'un mauvais souhait ou d'une malédiction est donc atteint à la fois par l'oiseau noir de son ennemi et par son propre oiseau noir lorsque celui-ci revient vers lui.

 

La même chose se produit avec les oiseaux blancs. Si nous n'émettons que de bonnes pensées envers notre ennemi alors que celui-ci ne nous adresse que de mauvaises pensées, ses oiseaux noirs ne trouveront pas de place où loger chez nous et retourneront à leur expéditeur. Quant aux oiseaux blancs porteurs de bonnes pensées que nous lui aurons envoyées, s'ils ne trouvent aucune place libre chez notre ennemi, ils nous reviendront chargés de toute l'énergie bénéfique dont ils étaient porteurs.

 

Ainsi, si nous n'émettons que de bonnes pensées, aucun mal, aucune malédiction ne pourra jamais nous atteindre dans notre être. C'est pourquoi il faut toujours bénir et ses amis et ses ennemis. Non seulement la bénédiction va vers son objectif pour y accomplir sa mission d'apaisement, mais encore elle revient vers nous, un jour ou l'autre, avec tout le bien dont elle était chargée.

 

Tiré de "Vie et enseignement de Tierno Bokar" de Amadou Hampaté Bâ. Éditions du Seuil. 1980.

 

C'est ce que les Soufis appellent "l'égoïsme souhaitable". [« Charité bien ordonnée commence par soi-même. »] C'est l'Amour de Soi valable, lié au respect de soi-même et de son prochain, parce que tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d'une parcelle de Lumière en tant qu'étincelle issue de l'Irradiation Divine. C'est pourquoi les Soufis, conformément à l'Enseignement du Prophète, ne veulent souiller ni leur bouche ni leur être, par de mauvaises paroles ou de mauvaises pensées, même par des critiques apparemment bénignes.

 

 

« Ce n'est pas ce qui rentre dans l'homme qui le souille, mais ce qui en sort. »

(Évangile de Jésus)


La salutation au soleil

Chaque matin, pour réveiller le corps et les articulations endormies, pratiquez la salutation au soleil.

Cet exercice de yoga est complet et peut être pratiqué seul ou avant une méditation ou inclus avec d'autres exercices physiques plus sportifs ...


Histoire du cycle des 7 ans chez l'être humain:

De 0 à 7 ans , nous sommes dans le Cycle organique correspondant à une période de développement du corps et de l’esprit. C’est l’ouverture vers le monde extérieur. Nous sommes sous le giron de la mère.

 

De 7 à 14 ans, le Cycle du pouvoir coïncide avec la construction de la personnalité, le développement du moi… Nous passons sous le giron du père.

 

De 14 à 21 ans, dans le Cycle psychologique, nous commençons à élargir nos horizons et à dépasser nos frontières, nous intéressant à l'Homme en général et aux questions humanitaires et autres qu'il soulève. Nous rejetons les parents.

 

De 21 à 28 ans , dans le Cycle de socialisation, nous constituons les bases de notre univers social. Nous quittons le nid familiale. Nous expérimentons la vie d'adulte.

 

De 28 à 35 ans, le Cycle Deuxième naissance que nous vivons correspond à l'émancipation de notre 'moi', forgeant et affinant notre personnalité. Nous construisons notre foyer.

 

De 35 à 42 ans , dans le Cycle de la personnalité nos potentiels sont au zénith  et nous permettent de faire des choix et de prendre des décisions importantes. Nous sommes accès sur le professionnel.

 

De 42 à 49 ans, c'est le Cycle de développement socio-culturel. Il nous permet de nous affirmer dans la société et, cherchant à nous y positionner, nous nous y intégrons avec succès ou en faisons un rejet total. Il y a l'éventualité d'un nouveau départ dans la vie. Nous sommes dans la remise en question et c'est la période du démon de midi...

 

De 49 à 56 ans , le Cycle psychologique est celui des responsabilités sociales, mais il peut aussi être celui de l’enfermement sur vous-même.

 

De 56 à 63 ans , dans le Cycle de la puissance, troisième naissance, nous avons la possibilité de développer nos activités spirituelles et de faire la découverte d'autres chemins et de nouvelles voies vers la connaissance.

 

À partir de 63 ans , nous entamons le Cycle organique de sagesse ou tension, mystique ou non, nous cherchons à transcender les réalités et contingences, et nous penchons sur l'au-delà.

 


Les 7 étapes du pardon

1. Décider de ne plus souffrir

Si l’offense ne cesse pas, aucun processus de pardon ne peut s’enclencher, il convient donc de décider de ne plus souffrir, à sortir de la violence subie, quitte à prendre du champ et à mettre de la distance entre soi et le responsable de sa douleur.

Il va sans dire que ce premier point suscite déjà maintes difficultés : certains ne « vivent » qu’à travers la douleur, d’autres sont réduits à l’impuissance (face à l’agresseur ou  à la vie) et ne pourront pas trouver les ressources pour prendre cette distance. Le praticien peut donc être amener à « prendre » ou user d’un certain pouvoir (bien évidemment provisoire) pour impulser une énergie nouvelle : gare à l’éthique ! neutralité ou pas, pouvoir ou pas (choix, respect …)

 

2. Reconnaître que la faute existe

Le passé ne s’efface pas : inutile de chercher à oublier l’offense. Ce mécanisme de défense enfouit la souffrance, la haine et la rancœur quelque part dans l’inconscient, où leur force destructrice continue d’opérer avec encore plus de violence. Il est donc nécessaire de retourner la culpabilité à l’agresseur, et ainsi renouer un lien avec soi-même. Cela pourra éviter de développer des maladies psychosomatiques, ou des conduites d’échecs à répétition.

… et il n’y a pas 36 000 façons de retourner la culpabilité à l’agresseur !

 

3. Exprimer sa colère

C’est à dire reconnaître sa propre souffrance et accepter qu’elle sorte. Agressivité, colère, voire haine … sont signe de bonne santé psychique, signe que la victime n’est pas dans le déni … la haine est un sentiment très violent, que l’on ne peut faire disparaître. Si l’on n’est pas capable de la retourner contre son agresseur, on la dirige nécessairement vers soi.

La colère … ahhh !

Mais la plupart en ont peur (tant les clients que les praticiens). Ainsi reste-telle le plus souvent qu’une belle notion de l’esprit … pardon du mental, alors que la colère est physique – comme toutes les émotions d’ailleurs –

Dans une certaine approche que certains jugent " violente", il s’agit de recréer une situation similaire, pour remettre la personne en stress (pré activité en Brain Gym), et de lui permettre d’exprimer cette colère. Sans pression, la colère n’est que mentale et ne soulage pas le  corps. La lutte (qui est saine) permet à l’accompagné(e) de sentir qu’ie peut repousser l’agresseur ou l’agression avec ses propres forces et ses propres ressources. L’ayant fait ainsi une fois, elle sait qu’elle pourra de nouveau faire appel à cette force jusqu’alors méconnue.

 

4. Cesser de se sentir coupable

La plupart des victimes se sentent coupables de ce qui leur est arrivé.

Là encore la difficulté est grande ! nous savons notamment avec l’inversion massive que la culpabilité est un sinon le fléau de notre société judéo-chrétienne.

 

5. Comprendre celui qui nous a blessés :

Haine et ressentiment peuvent nous aider à survivre, mais à long terme ils nous détruisent.

Comprendre les motivations du coupable ne vise surtout pas à l’excuser, mais à reconnaître ses faiblesses.

 

6. Prendre son temps

Pardonner, c’est tout sauf passer l’éponge. Un pardon accordé trop vite ne soulagera personne.

Voilà une très bonne question à poser : quand avez-vous pardonné (et quand avez-vous commencé un travail)?

 

7. Redevenir acteur de sa vie

Lorsque nous ne ressentons plus ni colère, ni rencontre … et lorsque tout sentiment de culpabilité a disparu, on peut considérer que l’on a pardonné… le pardon est souvent un acte libérateur dans lequel la douleur se dissout et qui permet à l’offensé de redevenir acteur de sa vie, de ne plus subir, voire de revenir plus fort.